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Fouille d'un four à Tongouin
Fouille d'un four à Tongouin
Fouille à Pindai
Fouille à Pindai
Découverte d'un foyer Lapita
Découverte d'un foyer Lapita
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Historique

Après plusieurs décennies d’observations à caractère archéologique menées par des amateurs à partir de la fin du XIXe siècle, les premières études locales sur le passé de l’archipel ont été effectuées à partir des années 1950 par le Musée Néo-Calédonien sous la direction de Luc Chevalier. Au cours des années 1970 et du début des années 1980, Daniel Frimigacci a poursuivi, principalement dans le cadre de l’ORSTOM-Nouméa (futur IRD), cette dynamique. Le fonctionnement d’un Office Culturel et Scientifique Canaque entre 1983 et 1988, a vu la mise en place d’un Département Archéologie dirigé par Jean-Christophe Galipaud.

A la sortie des événements des années 1980, un Département Archéologie a été créé en 1991 au sein du Service des Musées et du Patrimoine de Nouvelle-Calédonie, avec deux puis trois personnes. Bien que la compétence en matière d’archéologie revienne aux trois Provinces, dans le cadre de la mise en place des Accords de Matignon-Oudinot, les différentes instances du pays ont décidé la mise en commun des moyens au sein de la structure culturelle du Musée Territorial. Cette période a vu le développement de programmes de recherches sur des sites archéologiques s’échelonnant du premier peuplement humain de l’archipel calédonien il y a environ 3000 ans, à la période coloniale, en focalisant toute une partie des actions de terrain sur l’archéologie traditionnelle kanak du deuxième millénaire après J.C. Parmi de nombreuses découvertes réalisées au cours des inventaires et des fouilles, la plus spectaculaire est sans nul doute la découverte en 1995, sur la plage du site éponyme de Lapita à Foué (Koné), des deux premières poteries Lapita entières du Pacifique.

A la suite de la mise en place en 1999 des nouvelles institutions politiques issues de l’accord de Nouméa, la multiplication du nombre de demandes d’études d’impact archéologique sur la Grande Terre, auxquelles le Département Archéologie répondait dans la mesure de ses faibles moyens, a montré le besoin d’une évolution de la structure. Dans un premier temps, les archéologues ont été intégrés à la nouvelle Direction des affaires culturelles et coutumières de la Nouvelle-Calédonie, avant la création officielle fin 2009 d’un Institut d’archéologie de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique (IANCP). Le début de cette décennie a été marqué par l’organisation d’une conférence archéologique internationale en 2002, commémorant le cinquantenaire de la première mission scientifique d’archéologues sur la Grande Terre. Cette rencontre, à laquelle participaient des délégations de l’ensemble du Pacifique sud-ouest, a été l’occasion d’une prise de conscience par les responsables et le public calédonien, de l’intérêt de la recherche archéologique en Océanie. La décennie, marquant le démarrage de l’IANCP, s’est achevée avec la première exposition internationale sur le Lapita, organisée au Musée du Quai Branly de Paris en collaboration avec le Centre Culturel du Vanuatu.