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Blue Shield

Mercredi, 20 Avril 2016 23:25

Ce sont ses experts qui sont envoyés sur le terrain pour évaluer les dommages et préparer les dossiers techniques d’intervention lors de destructions de monuments historiques ou d’archives, le saccage de musées ou de lieux culturels/cultuels. Ils interviennent par exemple lors de guerres civiles (le saccage de Tombouctou par les islamistes), de guerres conventionnelles (l’invasion de l’Irak ou de l’Afghanistan) ou de calamités naturelles (le tremblement de terre et le tsunami au Japon en 2011). Blue Shield se compose de représentations nationales et régionales, mais à ce jour aucune structure spécifique au Pacifique n’a été mise en place. Les impacts directs du changement climatique sur le patrimoine culturel de l’Océanie sont de plus en plus identifiables et cette constatation a poussé la représentation régionale de l’UNESCO à organiser une rencontre visant à créer un Blue Shield Pasifika.

La réunion de Suva a rassemblé les présidents de différents organismes régionaux liés au patrimoine, que ce soit dans le domaine des musées (PIMA, Pacific Islands Museum Association), des archives (PARBICA), des bibliothèques ou du patrimoine culturel (ICOMOS Pasifika). Etaient également présents de représentants de Blue Shield Australie et Japon, ainsi que la représentante régionale pour le patrimoine à l’UNESCO. La Nouvelle-Calédonie était représentée à cette réunion par Christophe Sand, directeur de l’Institut d’archéologie de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique. Celui-ci avait été invité par l’UNESCO en tant que président d’ICOMOS Pasifika, l’instance scientifique régionale qui gère pour l’UNESCO les dossiers du patrimoine culturel à travers un groupe d’experts.

Les deux jours de discussions se sont tenus aux archives nationales de Fidji et ont permis de faire le point sur l’intérêt mais également la complexité des procédures à mettre en place pour créer un Blue Shield Pasifika. Les deux difficultés principales identifiées sont le manque de ressources financières disponibles dans la région et l’absence de mécanismes permettant aux professionnels locaux d’intervenir en urgence dans le cadre de calamités naturelles qui frappent de plus en plus le Pacifique. C’est ainsi que lors des deux dernières grandes catastrophes naturelles en Mélanésie - les cyclones Pam au Vanuatu en 2015 et Winston à Fidji il y a deux mois - les experts régionaux n’ont pu donner que des conseils techniques à distance, les interventions de terrain sur les sites culturels affectés étant réalisés par des experts venant spécialement d’autres régions du monde.

A l’issue de la réunion de Suva a été mis en place un comité provisoire de Blue Shield Pasifika, composé de trois personnes dont C. Sand, qui aura pour mission de rédiger au cours de l’année les statuts de la structure et de préparer un conseil fondateur. A été acté par l’ensemble des participants que la création officielle de Blue Shield Pasifika se déroulera lors de la prochaine conférence régionale Asie-Pacifique du Blue Shield, qui se tiendra à Canberra en avril 2017.

Pour plus d’informations, contacter :
Christophe SAND, Institut d’archéologie de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique
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